S'identifier


Mot de pase oublié ?
s'abonner
Professionnels, structures, particuliers
Abonnez-vous!
Money !
Publié le 19/07/2010
partage

tags
édito

Débutons la semaine par une expression toute faite : «l’argent ne fait pas le bonheur» ! Qui a osé faire de ces quelques mots une réflexion hissée au rang des grandes vérités ? 



C’est le genre de phrase que l’on use jusqu’à la corde pour convaincre ceux qui n’ont pas d’argent que finalement  cette absence de richesse leur évite bien des tourments. Et, ironie, la même expression permet tout aussi bien de faire entendre à ceux qui en ont beaucoup que l’argent les aveugle et les prive des petits bonheurs si simples de la vie !!

L’argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais bon sang qu’est ce qu’il y contribue !!

Baladez vous au cœur des articles publiés cette semaine dans Le Canard Social et vous verrez combien l’argent est partout,  surtout quand il brille par son absence.

Autre vérité : lorsque l’argent manque, il faut une énergie à revendre soit pour en trouver soit pour faire avec le peu que l’on détient. Les allocataires des minimas sociaux en sont la preuve vivante. Certains témoignent cette semaine de ce rapport conflictuel à l’euro et nous disent combien il est fatiguant de constater à longueur de temps que l’argent a une vertu incontestable, celle de creuser les écarts, de creuser les différences, de tuer dans l’œuf les velléités de bonheur simple.

Ce qu’il y a de bien avec les expressions c’est qu’elles sont nombreuses et qu’il en est toujours une pour illustrer l’idée que l’on a en tête : «l’argent c'est le nerf de la guerre». Oui, incontestablement et c’est aussi le nerf de l’avenir des structures en tout genre. Celles qui vivent de l’argent public sont priées, plus que jamais, de démontrer qu’elles ont cette conscience accrue que «l’on ne doit pas jeter l’argent par les fenêtres». La collectivité les aide à y parvenir en les soumettant à des contrats d’objectifs. Objectifs d’action autant qu’objectifs de rationalisation des coûts et des dépenses. C’est de bonne guerre, mais cela aura sans doute un prix : l’action sociale c’est comme la culture, ça coûte beaucoup et ça ne rapporte pas un rond.  L’argent y a même tendance à «fondre comme neige au soleil» plutôt qu’à se «multiplier comme des petits pains » ! Autrement dit, en cette période de crise, de rigueur,  tout le monde doit «se serrer la ceinture». Le hic ? La ceinture était déjà très ajustée et il serait vraiment dommage de laisser penser à l’ensemble de la population que le secteur de l’action sociale avait fait du gras de manière irresponsable.

Le message à retenir des rencontres de la semaine ? L’argent public doit être géré comme on gère l’argent de la famille : avec justesse. Rajoutons : pourvu qu’il le soit toujours avec justice.

Cécile Petident 

newsletter
facebook