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Le terrain social a envie de parler
Publié le 26/04/2010
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édito

Le Canard Social s’est fixé, entre autres objectifs, d’aller tendre ses oreilles et ouvrir grands ses yeux auprès de ceux et celles qui font l’action sociale : entendre ce qui se dit, se réclame, se dénonce, voir ce qui se fait et s’expérimente. Il vous le transmet dans ce deuxième numéro.



Ils vous parlent dans ce deuxième numéro du Canard Social

Les langues ont envie de se dégourdir, mais surtout les mots ont besoins d’être reçus. Les métiers ont changé, pas de doute. Les publics aussi, parce que la société va vite. Elle évolue et bouscule. L’action politique essaye de suivre et de s’adapter mais est-elle assez rapide ? Est-elle assez proche du terrain pour viser juste ? Pas sûr.

Pas de parti pris dans la démarche des journalistes de la rédaction, mais force est de constater que chaque rencontre, chaque plongée sur le terrain confirment cette idée que les besoins sont immenses, les contraintes sont lourdes, les attentes du public sont très grandes, et les marges de manœuvre des professionnels restreintes.  Pourtant, oui bien sûr, les volontés se ressentent, fortes.

Il y a le président de l’UREI, «bientôt nous n’aurons plus le temps de le prendre le temps avec ceux que l’on nous demande de remettre sur le chemin de l’emploi», il y avait la semaine dernière le directeur de l’action sociale du CG 44, «attention à la fragilisation des acteurs, je n’ai jamais autant entendu parler de la souffrance au travail dons nos métiers». Il y a les associations caritatives : «nos bénévoles sont submergés, le public est de plus en plus nombreux». Et ce chef de service d’une structure qui gère l’urgence : «ils veulent nous faire entrer dans l’économie de marché, on va rentrer dans l’économie de la contestation si ça continue». Il y a cette allocataire du RSA qui nous demande de bien dire que «certains travailleurs sociaux ne font pas assez confiance au public». Il y a ces professionnels de l’éducation qui s’enthousiasment après avoir reçu «des moyens considérables et un formidable espoir» dans un projet de formation à destination de parents étrangers.

Oui les professionnels du social, salariés ou bénévoles ressentent souvent une forme de désarroi. Cela se lit entre les lignes de ce deuxième numéro du Canard Social.  Comme on y lit aussi l’envie et la détermination des uns et des autres.

Cécile Petident 

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