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«La vie devant soi»
Publié le 06/09/2010
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édito

Moins de 25 ans, la vie devant soi, c’est ce que murmure le bon sens. La réalité crie tout autre chose : les moins de 25 ans souffrent de ce que la société a du mal à leur trouver une réelle place. 



Moins de 25 ans, la vie devant soi et pourtant... (Photo : C. Petident)

C’est dans l’air, au détour d’une conversation « off » comme on dit dans le jargon, ou au regard de quelques discours politiques et de « plans »  mis en place, les jeunes sont dans une situation difficile, et rien ne montre que cela va s’arranger. Un haut fonctionnaire nous parlait dernièrement  d’ «une bombe à retardement» : une société ne peut rester sereine quand sa génération en devenir n’a pas de réelle perspective d’avenir.

Problème numéro 1 : l’emploi. Au niveau national comme international le chômage de longue durée des moins de 25 ans explose. Dans la région, les chiffres bruts en disent long : en juillet 2009 en Pays de la Loire, le nombre de moins de 25 ans demandeurs d’emploi de longue durée inscrits à Pôle emploi (catégorie A, B et C) était de 5443, un an plus tard en 2010 ils sont 8156. Près de 50% d’augmentation.

Alors que des générations entières ont repris le chemin de l’école il y a quelques jours ou s’apprêtent à rejoindre les bancs de la fac, leurs ainés rament pour se trouver un job. C’est pas motivant. Le RSA jeune est à peine en place que déjà les professionnels avertissent : il n’améliorera le quotidien que d’une poignée de jeunes. C’est pas rassurant. Même ceux qui ont suivi des programmes de formation, quelqu’en soit la forme, ne sont assurés de rien. La crise est passée par là, mais elle n’explique pas tout, le problème semble plus profond, voire structurel. Comme pour les seniors, le désamour s’est installé entre le monde de l’entreprise et eux.

Au-delà du seul emploi, cette génération bute aussi sur tout ce qui devrait lui permettre de s’émanciper : logement, loisirs, mobilité, autonomie, tout devient plus compliqué, tout est lié mais pas fluide.

On a entendu ces derniers temps parler de génération sacrifiée, de la bouche même de jeunes gens se sentant sur le bord de la route, la formule est terrifiante. Car à moins de 25 ans on a la vie devant soi, on devrait.

Cécile Petident

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