S'identifier


Mot de pase oublié ?
s'abonner
Professionnels, structures, particuliers
Abonnez-vous!
Tout ce qu’on aurait pu dire d’Alzheimer…
Publié le 27/09/2010
partage

tags
édito

La journée mondiale consacrée à la maladie d’Alzheimer n’était pas assez longue pour qu’on ait le temps de tout dire… C’est le propre des journées mondiales : elles ne durent qu’un jour et pourtant il y a tant à dire et surtout tant à expliquer. Car la réalité de la maladie d’Alzheimer est souvent moche, violente, et triste à mourir. Il y a tant à dire.



Une journée mondiale sur la maladie d'Alzheimer, pas assez pour tout dire (photo :C.Petident)

Dire que la maladie touche de plus en plus de personnes qui n’ont même pas l’âge de la retraite. Ni celui de la retraite d’avant ni celui de la retraite de demain. Des malades de moins de 50 ans sont identifiés. Est-ce qu’il y a plus de malades ou bien est-ce qu’on diagnostique mieux ? Les deux. C'est l’éternelle histoire de l’œuf et de la poule.
Dire que la maladie crée de l’inégalité. Comment est-ce possible ? Lisez notre dossier à ce sujet et vous verrez qu’un nouveau dicton devrait être homologué « mieux vaut être riche quand on souffre d’Alzheimer ! ».
Dire que les malades ne sont pas les seuls à mourir d’Alzheimer, ceux qui les aident partent bien souvent avant. 
Dire que cette maladie trahit la vieillesse et ses promesses : sagesse, saveur des souvenirs, temps à partager, douceur…
Dire que la maladie engendre trop souvent de la maltraitance, faute de moyens de prise en charge.
Dire que le malade d’Alzheimer est complexe, inconstant, agressif parfois, en colère souvent, impuissant toujours face à ce qui le ronge, le diminue, l’éloigne des siens.
Dire qu’on ne sait pas soigner, juste apaiser et encore.
Dire que l’enjeu est d’améliorer le quotidien du malade, de le protéger contre lui même et contre les dangers extérieurs  et de préserver les proches.
Dire que c'est déjà énorme.

Cécile Petident

newsletter
facebook