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Touche pas à mes convictions !
Publié le 11/10/2010
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édito

L’Église ne fait pas de politique, mais quand ses convictions sont touchées au cœur, l’Église tire la sonnette d’alarme. En Loire Atlantique la Mission ouvrière monte au créneau contre la loi d’Eric Besson sur l’immigration.



Images extraites des sites Internet du gouvernement et de l'Assemblée Nationale.

C'est cette semaine que le texte doit passer au vote à l’Assemblée Nationale après une semaine de débats imperméables à la pluie d’amendements qui s’est abattu sur l’hémicycle. Les acteurs sociaux avaient déjà de leur côté dénoncé leur crainte de voir se durcir le quotidien des étrangers demandeurs d’asile, et même le quotidien de ceux et celles leur venant en aide ( re-lire notre article sur le sujet).

La Mission ouvrière de Loire Atlantique n’aime pas non plus cette loi qui va « à l’encontre de nos convictions en tant que citoyens et en tant que chrétiens », explique René Pennetier le délégué diocésain. Il voit dans le texte un bouc émissaire désigné : l’étranger. Une lettre adressée aux parlementaires circule dans les églises afin d’obtenir le maximum de signatures.

L’Ouest avec sa grande tradition chrétienne d’accueil et de solidarité se trouve donc logiquement en premier ligne de l’appel à la vigilance, au moment même où le président Sarkozy rencontrait le Pape.

Le point commun entre la prise de parole des acteurs de l’action sociale via  des têtes de réseaux et des associations cultes (FNARS, Croix Rouge, collectif des morts de la rue, Fondation Abbé Pierre, Fapil) et celle de l’Église via sa branche ouvrière, c'est bien la crainte. Crainte de la dérive, crainte de l’excès, crainte de la stigmatisation tous azimuts, crainte d’un climat de peur imposé. Le point commun c’est aussi la responsabilité, le devoir de parole.  Ceux et celles qui sont sur le terrain, spécialistes de l’accueil des plus fragiles et des plus exposés, sont bien les plus légitimes à dénoncer un texte visant à durcir le droit des étrangers et les moins soupçonnables de récupération politique en le faisant.

Les convictions c’est sacré, les renier, c'est pêcher !

Cécile Petident.
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