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La journée des « biens de la Nation »
Publié le 18/10/2010
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édito

La santé, le logement, l’énergie… Pour les partisans des « biens de la Nation », tout fout le camp ! La faute aux menaces qui pèsent sur les services publics.



La progression de la pauvreté inquiète. Et pas seulement ATD Quart Monde et les autres ONG qui viennent de faire entendre la voix des plus exclus à travers la journée du refus de la misère.

Dans la santé publique, des professionnels rappellent que les inégalités sociales de santé accentuées par la crise constituent un « enjeu sociétal majeur ». Dans le secteur du logement, les organismes HLM constatent que les candidats aux logements sociaux, voire très sociaux sont de plus en plus nombreux. Quant aux dispositifs destinés aux précaires énergétiques, leurs budgets s’envolent devant les besoins croissants.

Le point commun de la santé, du logement et de l’énergie, c’est de faire partie des « biens de la Nation ». Ou plutôt d’en faire (bientôt) autrefois partie. Car certains s’inquiètent de l’affaiblissement ou de la disparition des grands services publics. Des acteurs de santé disent manquer de moyens pour agir sur les fossés sanitaires qui se creusent. Des travailleurs sociaux ressentent de l’électricité dans l’air à cause des nouveaux fournisseurs d’énergie soupçonnés de ne pas tout faire pour éviter de couper le jus des abonnés étranglés par les factures. Enfin, élus et bailleurs redoutent des toits en moins pour les ménages modestes à cause d’un projet de taxe sur les loyers HLM qui remettrait en cause le principe de solidarité nationale envers le logement social.

Alors au lendemain de la journée mondiale du refus de la misère, faut-il créer une nouvelle journée mondiale pour enrayer la « dérégulation de la solidarité » : la journée des « biens de la Nation » ?

Frédéric Lossent

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