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Flouze, pépètes, oseille, cash…
Publié le 08/11/2010
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édito

L’argent, les pauvres n’en ont pas, alors justement, parlons en ! Car l’argent, surtout lorsqu’il manque, est au cœur des préoccupations. Certains, on le voit à travers notre sommaire de la semaine, n’en font plus un tabou, bien au contraire, ils le mettent sur la table des discussions et de l’action !



Microcrédit ! Le crédit des petites bourses, des petits besoins, des petits comptes en banque, mais le crédit qui peut, à en croire le développement qu’il connaît ces derniers temps, résoudre de gros soucis !

Finances solidaires ! Faire du business avec ses sous mais pas que pour soi. Placer utile, investir avec le souci des autres… A priori ça marche, ça attire des gens qui ont envie de rendre l’argent intelligent et à l’arrivée ce type de produits contribue  à  développer des actions de solidarité.

Rendre la banque à l’écoute… Tout un programme ! Les banquiers sont prêts à travailler en relation avec des travailleurs sociaux (l’inverse aussi !) pour accompagner ceux de leurs clients qui sont en grande difficulté financière. Bon, c'est que le début, ce n’est pas encore très concret mais ça semble partir d’une très louable intention… Le Canard Social avait d’ailleurs déjà rencontré un banquier spécialisé dans le conseil à destination de particuliers particulièrement sans le sou.

Bref, l’argent on en parle, le tabou tombe petit à petit. Car quand même, comment évoquer la précarité sans jamais se plonger au fond du porte monnaie de ceux et celles qui précisément la vivent ? Une fois qu’on a dit que l’allocation RSA ou le minimum vieillesse, pour ne citer qu’eux, ne font pas vivre correctement leurs « bénéficiaires », une fois qu’on a répété qu’un ménage sur huit vit en dessous du seuil de pauvreté en France, il devient absolument nécessaire de travailler sur cette question de l’argent. L’argent lorsqu’il est rare doit trouver une forme d’élasticité, de souplesse. Et pour ça il faut des idées, du partenariat et de la bonne volonté !

Enfin, aucune banque ne pourra plus fermer les yeux longtemps sur les difficultés rencontrées par les plus défavorisés de ses clients. Ça ne lui rapporterait rien, pas même une image !

Cécile Petident 
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