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Où crécher, en 2010 après JC ?
Publié le 20/12/2010
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édito

Comment continuer à mobiliser sur le mal logement pendant que le grand public a l’esprit ailleurs ?



Une crèche symbolique pour interpeller sur le mal logement (photo : F. Lossent)

En cette fin d’année, on savait les associations inquiètes et mobilisées autour de l’hébergement des sans abri et des mal logés. Ces derniers jours, des appels à manifester ont été lancés. Ici et là, des affiches et des slogans pour dire : « un toit c’est tout », « arrêt des expulsions », « retrait de Loppsi 2 » ou encore « réquisitions des logements vides ». Ici et là, des rassemblements pour rappeler la promesse du Chef de l’Etat faite pendant la campagne électorale de 2007 que « plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid ».

Le problème c’est que ces appels n’ont pas rencontré un succès phénoménal. En tout cas, pas de quoi troubler la frénésie de la carte bancaire, en pleines emplettes de Noël. Une association, le Secours Catholique, a tout de même montré qu’elle savait interpeller l’opinion publique avec un peu d’humour sur un sujet grave.

Dans 25 villes de France, le Secours « catho » a installé des crèches symboliques dans l’espace public, comme dans un marché couvert à Nantes. Des crèches construites avec des matériaux empruntés au monde de la rue. Au milieu des cartons, des couvertures et des canettes de bières qui côtoyaient des huîtres Vendée Atlantique et du foie gras du Sud-Ouest, un slogan : « on aimerait savoir où crécher… pas seulement à Noël ! ».

2010 après JC, l’image de la crèche fait mouche pour revendiquer « un hébergement digne, pérenne pour tous et pour le respect de l’inconditionnalité de l’accueil ». Façon de rappeler que le budget 2011 de la veille sociale en France reste en dessous du niveau de 2009. Façon de rappeler que les besoins d’hébergement de logement ne s’arrêtent pas à la fin du plan hivernal. Façon de rappeler, sans remonter jusqu’à l’étable de Bethléem mais au moins au cri d’alarme de l’abbé Pierre, que l’histoire se répète chaque année…

Frédéric Lossent

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