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Publié le 27/12/2010
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édito

En affichant les photos de Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, Le Canard Social répond à l’appel du Club de la presse de Nantes Atlantique : que tous les médias locaux se mobilisent pour rappeler que deux de leurs confrères de France 3 sont retenus en otages depuis un an en Afghanistan. 



Cette semaine Le Canard Social vous propose de (re)-découvrir certains de ses articles publiés depuis la rentrée. Volontairement nous n’avons pas remis à la Une notre série d’articles consacrés aux Roms au lendemain de notre « scoop » concernant les circulaires gouvernementales sur l’évacuation des terrains qu’ils occupent. Si vous êtes abonné, vous y avez accès via notre moteur de recherche !

4 mois ont passé depuis que nous avons révélé l’existence de ces circulaires pour le moins choquantes. Beaucoup de bruit a retenti en septembre, circulant plus vite que le vent, jusqu’à Bruxelles, ébranlant la Présidence française, et deux de ses ministres d’Etat. 4 mois et puis ? Rien là haut, à la tête de l’État, qui s’est toujours défendue de vouloir stigmatiser qui que ce soit, se retranchant derrière la loi relative à l’occupation illégale de terrains. Rien, pas même un nouveau ministre de l’intérieur.

Pas grand Chose de neuf donc : si ce n’est que localement, la politique à l’égard des Roms a un peu évolué. Des élus n’hésitent plus à mettre en avant leurs tentatives d’intégration, une volonté partagée de plusieurs communes s’affiche. La douche froide des circulaires aura eu cet effet là : réveil de certains au nom de grands principes républicains et humanistes !

Mais sur le terrain, dans le quotidien des familles roms, ces 4 mois n’ont rien changé. Vous le savez, vous, professionnels, bénévoles qui êtes à leurs côtés. Nous le savons, nous, journalistes qui régulièrement vous proposons des reportages, des analyses, des enquêtes précises, que nous réalisons sur le terrain.

Notre métier est celui-là. Chercher à comprendre pour mieux expliquer ensuite. Entendre chacun, retranscrire, aller au plus près de la réalité. Nous le faisons chaque semaine pour mieux décrypter vos métiers, vos réalités, les enjeux et les contraintes de vos missions. Nous le faisons aussi pour mieux comprendre la vie de ceux et celles que vous accompagnez, comme nous le faisons auprès de ceux, décideurs ou financeurs qui font ou défont le cadre dans lequel le travail social s’inscrit. Le métier de journaliste c’est ça, où que l’on soit dans le monde, quel que soit le champ d’investigation choisi.

Nous c’est le social, d’autres c’est la guerre, la culture, la politique, le sport, l’environnement, l’économie, la géopolitique, les faits divers… Ce sont les journalistes qui vous permettent d’avoir plusieurs niveaux d’information, plusieurs points de vue. Prenez notre travail comme un trousseau de clés : des clés de compréhension, des clés de connaissance, des clés d’évasion, des clés de conscience.  Surtout, surtout, tenez-y à cette information, critiquez-là mais tenez-y ! Un monde sans info est un monde sans recul !

Cécile Petident

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