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Chacun cherche son réseau
Publié le 10/05/2010
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édito

Réseau, le mot à la bouche de tous.  Le réseau que l’on active, que l’on sollicite, que l’on veut rejoindre. Le réseau formel ou plus spontané. Celui dont on se réclame. L’autre dont on veut s’éloigner. A en croire les uns et les unes, les autres aussi, le règne du réseau est loin d’être achevé.



Complexité et omniprésence du réseau (Photo : C.Petident)

C’est comme avec son téléphone : pas de réseau ? Pas de communication. Un passage sous un tunnel ? C’est comme un passage à vide, on s’y retrouve coupé, isolé… faute justement, de réseau ! Un réseau mal coordonné? Malentendus assurés ! Que l’on soit directeur de structure, travailleur social de terrain, bénévole, élu, technicien, chercheur, «usager», «habitant» le réseau est là, en toile de fond. 

Le hic, c’est que chacun a le sien.

Les administrateurs d’association ou les directeurs par exemple ont le leur, potentiellement apporteur d’affaires et de financements, il leur permet aussi de sensibiliser le pouvoir aux besoins des acteurs de terrain. Leurs salariés ou bénévoles en ont un autre. Plutôt de terrain justement , qui leur permet de mieux s’adapter, de se rencontrer, mais ces deux réseaux là se déploient souvent en parallèle, sans se toucher. Se comprennent-ils ? Rajoutons le réseau que les usagers de l’action sociale tricotent de leur côté.  Celui de la débrouille, du partage, de l’échange de bons plans. Un réseau spontané qui sait faire preuve d’efficacité, permettant à ses «membres» de palier les lacunes du système parfois mal adapté à leurs besoins. 

Force est de constater que sans réseau aujourd’hui,  on est mal ! Quelque soit le sens du mot réseau que l’on retienne : Ne pas être connecté aujourd’hui à un réseau de téléphonie mobile quand on est à la recherche d’un emploi, en attente d’un hébergement d’urgence, quand on n’a pas de logement justement, ça complique tout. Tout comme il est impensable de travailler dans son coin,  sans liens avec ses homologues ou ses concurrents ou sans contacts avec ceux qui peuvent décider de l’avenir. Au cœur d'un réseau la voix porte plus loin.

Mais force est de constater encore que les réseaux présentent des risques, la dépendance en fait partie : le réseau est malin, il s’insinue, s’étire, parfois il suggère le silence,  et souvent il tire les ficelles.

Cécile Petident

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