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Lipstick pour une asso
Publié le 16/05/2011
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édito

Des rouges à lèvres pour une œuvre d’art. Une œuvre pour la bonne cause : aider « D’une rive à L’autre », association au bord du gouffre pour cause de manque de fonds.
C’était dimanche à Nantes… une bonne idée, un peu de bruit, ça peut aider.




Rouges à lèvres collectés dimanche pour venir en soutien à l'association d'Une rive à l'autre (photo :C.Petident)

« D’une rive à l’autre » manque d’argent pour continuer d’accompagner les victimes de violences sexuelles. L’époque est comme ça. Une subvention en moins, ou simplement diminuée, un contrat aidé suspendu. Un financement qui tarde à tomber, et c’est toute la structure qui est menacée. L’association nantaise fait les frais des désengagements publics. Comme elle fait les frais de la rationalisation des dépenses. L’aide aux victimes de violences sexuelles ne rapporte pas un rond ! Et proposer un accompagnement sérieux, professionnel, pas juste fait de la bonne volonté de bénévoles même expérimentés, eh bien ça coûte un minimum.

Manon Trochu est étudiante en communication, elle devait réaliser une opération de soutien à une association, elle a choisi celle-ci. Son idée : collecter de vieux rouges à lèvres, avec lesquels une artiste, Justine Lecouffe, réalise une œuvre d’art elle même mise en vente aux enchères. Les fonds collectés iront dans les caisses d’« Une rive à l’autre ». L’idée est bonne, mais la cause ne mobilise pas plus que ça.

« Lipstick pour les femmes, lipstick pour les hommes (…) pour sucrer les pleurs, rouge au cœur » chantait Balavoine… Ces bâtons de rouge, ne changeront probablement pas l’avenir de l’association, mais l’idée aura fait un peu parler d’elle, ça compte.

Justine Couffe devant son oeuvre
Photo : William Jezequel
L’association de son côté reste en sursis, dans quelques semaines elle prendra une décision définitive. Continuer avec 3 fois moins de moyens, (mais comment ??!!) ou tout arrêter.

On l’a beaucoup écrit ces dernières semaines dans les pages du Canard Social, les financements publics ne suffisent plus, il faut chercher ailleurs : soutiens en tout genre, dons, mécénat, il faut partir à la chasse… le cas d’ « Une rive à l’autre » en est une belle illustration.

L’époque est à la fragilité de tous, des aidants comme des aidés.

Cécile Petident

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