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Face aux expulsions, Romeurope veut une rencontre rapide en préfecture
Publié le 03/07/2012
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Nantes
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« On va réagir. » Le collectif Romeurope de l’agglomération nantaise avait demandé le mois dernier à rencontrer les représentants de la préfecture et des institutions locales. Un rendez-vous devrait être accordé à la rentrée de septembre. Trop tard, considère le collectif qui constate que les expulsions se poursuivent malgré les engagements pris par François Hollande lorsqu’il était candidat.



Expulsés de la rue du Bêle à Nantes en mai, les Roms ont saisi la justice pour obtenir des dommages et intérêts (Photo archives: A. Penna).

Les affaires se sont succédées hier au tribunal de grande instance de Nantes. Pas moins de quatre dossiers concernaient ce lundi 2 juillet des demandes d’expulsion de familles roms installées dans l’agglomération nantaise. Preuve que, à défaut de connaître une réelle explosion, les procédures d’expulsion ne ralentissent pas. « Ça va très vite en ce moment », constate Annie Richard, de Romeurope. Mi-juin, le collectif recensait sept terrains démantelés en un mois.

Ces demandes d’expulsions à répétition contrastent avec les engagements de François Hollande, alors candidat à l’élection présidentielle, qui exprimait auprès de Romeurope son souhait de voir des « solutions alternatives » proposées en cas d’expulsion. C’est la raison pour laquelle le mois dernier, déjà, le collectif nantais avait demandé à rencontrer le préfet et les représentants des collectivités locales. « On nous a fait savoir qu’on aura un rendez-vous à la rentrée, précise Annie Richard. C’est trop tard, on va donc réagir. »

Haro sur les procédures non contradictoires

Avec les représentants des collectivités locales, le collectif veut également discuter des méthodes parfois employées ces dernières années. Annie Richard déplore ainsi le recours aux procédures non contradictoires, par lesquelles le propriétaire du terrain demande l’expulsion sans que les occupants n’en soient tenus au courant. C’est ce qui se serait passé le 22 mai dernier, rue du Bêle à Nantes : les Roms, expulsés, n’en auraient pas été avertis au préalable, les empêchant de facto de réagir. Les familles demandaient lundi, devant le tribunal, des dommages et intérêts. L’affaire a été renvoyée au 10 septembre.

Pour faire face à ces procédures non contradictoires, Romeurope a pris les devants auprès de Nantes Métropole, propriétaire d’un terrain quai Wilson : « On a fait le siège de Nantes Métropole pour savoir s’il y avait une procédure en cours concernant des familles installées quai Wilson, fait savoir Annie Richard. On nous a opposé une fin de non recevoir. »

David Prochasson

 

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